dimanche 1 août 2010

29 juillet 2010: CATCH 22 + THE MARXMALLOWS + PUNK ISN'T IT + CANISQUARE au Batofar



Ce jour-là il faisait moche mais j'ai quand même eu envie de mettre mes lunettes de soleil. La raison? J'étais au Batofar.
Grâce à mes relations avec des personnes haut placées, je n'ai pas eu à payer ma place, ce qui fait déjà 10€ d'économisés.

Grâce au premier groupe dont le nom m'est resté inconnu et à Only Talent Prod qui ont foutu la pression à CANISQUARE pour qu'ils se dépêchent d'aller sur scène, mon retard de 15min m'a fait rater quasiment tout le set de ces derniers: je n'ai assisté qu'aux deux derniers morceaux de ce jeune quatuor fraichement mélodique dont les précédentes dates ne m'ont pas déçue, surtout en ce qui concerne l'évolution de leur genre (musical).
(là vous devez dire "Omagad, ce concert a commencé à l'heure!")
Bref, je ne vais pas m'étaler sur une prestation dont je n'ai vu que la fin, mais même à partir de là je peux deviner que le groupe avait tout de même une bonne pêche, une fois de plus. Par contre le temps des deux morceaux l'ingé lumière a réussi à me rendre aveugle... et pas que moi d'ailleurs.

Le groupe d'après s'appelait PUNK ISN'T IT. Le nom m'intriguait, puis j'ai pour habitude d'assister aux prestations de tous les groupes lors d'un concert. Je ne sais pas trop comment le dire, je n'ai pas envie d'être méchante, puis je respecte quand même le travail d'un groupe et l'amour des mecs pour ce qu'ils font... bon, disons qu'en écrivant ce qui suit, je n'expose pas (forcément) mon avis mais essaie de retranscrire l'impression générale du public, de faire un compte rendu des échos que j'ai eus... je serai méchante le long d'un paragraphe et au nom du peuple. Punk Isn't It donc. Je crois que là on a tous envie de répondre: "no, it isn't." Punk Isn't It: un groupe de mecs qui n'ont pas l'air d'avoir dépassé la période de post adolescents, avec des coupes de cheveux dignes d'un groupe de black métal norvégien et des t-shirts de groupes (Guns'N'Roses, n'est-ce pas) taille XXL. Je sais, on s'en fout de l'apparence, mais c'est juste un avant-goût de l'activité musicale du groupe. Ces mecs auraient peut-être pu nous faire du bon punk rock comme on l'aime, mais ils ne se sont pas donnés la peine de le faire. Des compos pas extraordinaires, un son très métal, un ensemble très peu carré, et, cerise sur le gâteau: reprise totalement impersonnelle et mauvais goût de Tryo, "L'hymne de nos campagnes", pour nous faire rappeler ce petit message écolo qu'on a un peu trop tendance à oublier. Merci. Mais on n'est pas tous des fans de Tryo, donc la reprise a fait un gros flop, et à part quatre ou cinq personnes hésitantes, personne n'a chanté le refrain, malgré les encouragements désespérés du groupe. Je crois, et ce fait est très triste si on y pense, que la fin de leur set a été un grand soulagement pour nous tous. Et comme un certain batteur d'un certain groupe a très bien résumé les impressions générales, je vais le citer: "Plus jamais!"

C'est au tour des MARXMALLOWS de passer sur scène. Leur pop punk péchu aux mélodies entrainantes que j'aime beaucoup a ranimé la salle, bien que celle-ci ait été un peu vidée. Comme je connais bien leurs morceaux, vous aurez droit à une ébauche de la setlist. On commence donc par l'inévitable "Cheeta Is A Punk Rocker", suivi du très country "Nothing At All", ainsi que de l'exotique "Hawaiian Girl", "Don't Track Me Down", "Everyone Hates" et d'autres titres sucrés principalement issus du dernier album, "Who Cares?". On a droit au classique "Fun, Sun, Booze & Boobs" pendant lequel Lwi, Adi et Matthieu Crepaux miment le surf. Très réussi. Le monsieur chronomètre se hâte de faire comprendre au groupe que le temps presse, et à peine les dernières notes de "Fun, Sun, Booze & Boobs" jouées la lumière et la musique de fond sont de retour. Lwi interpelle quand même le gentil régisseur et lui précise qu'ils 'ont pas encore joué le grand final. La lumière et la musique s'éteignent donc à nouveau, Lwi pose sa guitare, Adi lui passe sa basse et prend le micro, et le public a droit à la traditionnelle reprise de "The Crusher" des sensei des MxM, les RAMONES.
A la fin du set j'aide les Mallows à tenir leur stand et ô, chose émouvante, quelques kids demandent timidement des autographes et l'un d'eux est un garçon d'environ six ans! C'était trop kawaii (désolée pour les termes japonais, je viens de me mater tout Bleach en VOSTF).
Bref, un groupe qui sait nous rappeler qu'on est en juillet par un jour frais et grisâtre comme celui-ci.

On en arrive à la tête d'affiche. Un certain trompettiste d'un certain groupe m'a dit: "Catch22,ou le groupe qui figurait sur la page Wikipedia: "les groupes qui sont le plus partis en couilles, qui étaient bien avant" ". En ce qui me concerne, ma connaissance de ce groupe et de son oeuvre est plus que médiocre, donc je mets cette citation sans quelconque insinuation mais plutôt par nostalgie pour la terminale où je pouvais me faire plaisir avec des citations ludiques dans me copies de philo... bref.
CATCH 22 donc. Je ne connaissais pas donc. J'ai été agréablement surprise. La salle du Batofar s'est remplie jusqu'à ce qu'il y ait du public collé à la scène, mais aussi sur l'escalier du fond, au bar, adossé aux poteaux, le long des murs, sur l'escalier de la scène etc... Les six américains ska punkers ont donc commencé à jouer, ô surprise, du ska punk! Un set de trois quarts d'heure très énergique, avec des compos douces et énervées à la fois, des musiciens à fond et surtout des cuivres!! Les gens dansaient, pogottaient, on apercevait quelques bras/poings brandis en l'air, l'ingé lumière n'a pas été trop méchant, le public très varié (des kids pré adolescents aux t-shirts Quicksilver aux femmes trentenaires en robe d'été) contemplait le spectacle dans une ambiance paisible... c'était bien.

Après le show, quelques paroles agréablement fluides échangées avec les membres des différents groupes (et avec d'autres gens aussi) sont venues clore cette belle soirée fraiche de fin de juillet.


A défaut d'avoir une photo du concert, je vous mets ce petit lecteur exportable avec le dernier album des Marxmallows.





dimanche 25 juillet 2010

Je m'ennuie et j'ai la flemme.


Comme en ce moment je n'ai pas grand-chose d'intéressant à raconter (à part le concert de H2O mais je ne connais pas assez leur oeuvre pour écrire quelque chose qui ressemblerait à un live report décent), je vais juste publier quelque chose d'inutile mais qui pourrait éventuellement s'avérer comme assez agréable (ou pas, en fin de compte).

Y'a environ un mois j'ai vu ce film assez pourri mais pas trop nul qu'est Jennifer's Body, et au début deux meufs vont à un concert dans une sorte de bar paumé avec des autocollants dans les chiottes.
Une surprise assez agréable: parmi les stickers en question, on voit distinctement Time Again et The Unseen. Je ne sais pas si Hellcat Records manquaient de pub ou si c'est un clin d'oeil de l'accessoiriste ou encore des producteurs, mais sur le moment j'ai bien rigolé.

Voilà, un article qui sert à rien, hahaha.

P.S: Ou peu-être que c'est un coup de gueule contre le punk rock (ou encore Hellcat) qui voudrait dire que sa place est aux chiottes?

Si vous en avez quelque chose à faire, vous pouvez cliquer sur l'image pour agrandir et constater par vous-même.


mardi 6 juillet 2010

3 juillet 2010: THE TOY DOLLS aux Feux de l'été.



(comme ça a été un WE un peu ouf et à l'arrache, je vous raconte un peu mes aventures, même si vous vous en branlez)

Après les avoir vus à leur inoubliable show à la Cigale, j'ai décidé de revoir mon groupe préféré... même si c'est loin.

Pour leur spéciale tournée anniversaire 30 ans, le magnifique trio anglais passe par quelques festivals français dont les Feux de l'été en Vendée.
Tiens, c'est en France, et pas trop cher, pourquoi ne pas y aller?
Quelques heures m'ont suffi pour trouver l'aller-retour en covoiturage (SNCF: 86€ l'aller) et acheter ma place. Il ne me restait plus qu'à "attendre" quelques jours.

Jour J est arrivé vite, le trajet a été rapide (j'ai dormi), et me voilà à Saint Prouant, en plein milieu de jeunes torse-nus et légèrement (ou plus) éméchés. Sur le chemin du fest, une bande m'a embarquée dans le bar du coin, quelque chose comme "chez Jean-Mi", et comme je n'arrivais pas à joindre un certain BadboyDoudou, je suis allée avec eux. Je crois que jamais en un quart d'heure autant de personnes n'ont autant parlé de mes seins. Haha.

C'est alors qu'un mec très sympa m'a présentée à un autre mec qui pouvait me ramener à l'endroit duquel je repartais le lendemain sur Paname (à trois quarts d'heure de Saint Prouant). Ça, c'est fait.

Après quelques bières, je me dirige au festival. En traversant l'immense camping pour arriver à l'entrée, je me fais offrir une Heineken fraiche par des punks bretons avec lesquels je discute un peu.

Après un coup de fil de BadboyDoudou, je me dirige à l'entrée du fest où je suis censée le retrouver à l'ingé son. Je ne l'y trouve pas! Par contre, j'aperçois des visages familiers dans la foule. Des visages qui se révèlent être Brett et Pef de LAMBDA ZERO que j'avais rencontrés à l'ALIEN FEST à Nantes.
Sur scène j'aperçois ce fameux groupe de rock super hype, REVOLVER. Ce n'est pas trop mon style, mais il y a une bonne présence scénique, des riffs entrainants et un violoncelliste, donc j'ai passé un bon moment.

Entre-temps, je me rue au merch des TOY DOLLS et m'achète ENFIN un t-shirt, et un t-shirt collector édition spéciale tournée anniversaire. Ça faisait des années que je courais après un t-shirt Toy Dolls, et enfin, j'en ai eu un. J'étais tellement émue que j'ai failli pleurer.

Entre quelques bières et discussions avec des personnes plus ou moins sympa, je me dirige vers les toilettes... et là, j'entends un choeur féminin crier "Drap-Houusse !!!" (Drap-Housse, c'est mon surnom). Un groupe de filles avec lesquelles je m'étais tapée des bonnes barres à l'Alien Fest m'ont reconnue... c'est dingue. Elles m'ont avoué m'avoir cherché sur fessebouc et ne pas m'avoir trouvé (en effet, je ne m'appelle pas "drap-housse" sur ce site). En tout cas elles garderont une bonne série de photos de mes grimaces :D

Enfin, j'aperçois au loin la punk aux cheveux roses qui s'occupe des balances des TD, donc je me faufile au premier rang. Mes héros ne se font pas attendre, et peu de temps après on entend l'intro de Orchastrated et voit débarquer le trio, vêtu du classique costard-lunettes de soleil trop marrantes - docs, accompagné du "Theme Tune" si ma mémoire est bonne, et apportant aux Feux de l'été une belle dose de bonne humeur haut-de-gamme. Là, tout va très vite: les tubes s'enchainent: dans le désordre font battre les coeurs et hurler les poumons "She Goes To Finos", "Harry Cross", "Olga I Cannot", "Nellie The Elephant", "I'm A Telly Addict", "Toccata In Dm", "Idle Gossip", "Sabre Dance", "Glenda & The Test Tube Baby", "Dougy Giro", "Firey Jack", "Bless You My Son", "My Girlfriend's Dad Is A Vicar", "Lambrusco Kid" etc... de toute façon chaque morceau des Toy Dolls est un tube. On assiste à l'inévitable bouteille de vin gonflable de 2m de haut éclatée sur le public et le couvrant ainsi de confettis brillants et colorés pour annoncer "Lambrusco Kid". Olga et ses cheveux à nouveau roses, la mise en scène ludique et transportante, les pogos provoquant un nuage de poussière (j'étais tellement écrasée que j'ai cru que j'avais une côte cassée, et mes vêtements sont tous devenus beiges, même mes docs noires à 10 trous), la musique extraordinaire et abrutissante, les refrains (et même les couplets... et les ponts aussi) repris par la foule... tout cela a provoqué en moi un état de... bonheur.
Longue vie aux Toy Dolls!

Après ce moment inoubliable, je retrouve ENFIN le tant recherché BadboyDoudou et nous assistons au BAL DES ENRAGÉS, ce fameux side project d'un millier de membres regroupant les pionniers de la scène punk/rock/alté française. Le premier morceau est une reprise du "Anarchy In The UK" en français et avec le mot "Sarkozy" dedans. Le deuxième morceau est également une déception, et nous nous retirons du fest pour rejoindre, avec plus ou moins de succès, le bled de Morphée.

Mon ami me ramène jusqu'à la tente d'un pote qui dort, l'appelle et lui dit "Eh, j'te ramène une meuf!" Du coup j'ai pas dormi dehors mais dans la tente d'une personne très gentille.
Au réveil j'ai découvert les potes de BadboyDoudou qui ont été gentils avec moi et m'ont même nourrie. Un d'eux m'a offert un 8 de trèfle. Ils étaient très bien organisés, j'ai admiré.
Plus tard, quand ils sont partis, j'ai rejoint le mec (surnommé Tex) qui me ramenait à Cholet (d'où je repartais à Paris). En traversant le décor post apocalyptique du camping, j'ai croisé un jeune homme vêtu d'une seule petite chaine argentée au cou et armé d'un bout de bois de 2,5m environ. Etrange.
J'arrive sur le "campement" des potes de Tex où, parmi les bouteilles, les chiens et leurs gamelles, deux mecs dorment paisiblement par terre (dont un a un magnifique boxer étoilé et l'autre a des coups de soleil pas moins éclatants), d'autres sont plus ou moins réveillés. Ils étaient trop calés! Je discute avec eux, les deux se réveillent peu à peu, on se fait des tas de blagues (plus ou moins drôles), puis à part les deux dormeurs tout le monde se casse (avec comme idée prioritaire de bouffer, à ce que j'ai cru comprendre). Me voilà alors aux Herbiers, dans une maison pas super propre mais accueillante, où on me propose à manger (mais je refuse, j'avais déjà mangé). Encore quelques blagues et anecdotes, j'apprends ce qu'est une ganivelle, je bois de l'eau, je fais connaissance avec quatre mecs qui disent tous s'appeler David (mais en fait c'est pas vrai)... j'aurais bien aimé rester un peu plus avec eux.
En fait ils sont super cool, les vendéens!
A 18h Tex me dépose à la gare de Cholet et je repars en covoiturage jusqu'à Paname, avec des gens sympa dans la voiture, mais incomparables à ceux que j'ai rencontrés en un peu plus de 24h.

Un petit week-end à l'arrache mais inoubliable.


Je sais, c'est une photo de merde, mais je n'ai plus d'appareil photo et ma photographe personnelle est en Espagne.