Ce jour-là il faisait moche mais j'ai quand même eu envie de mettre mes lunettes de soleil. La raison? J'étais au Batofar.
Grâce à mes relations avec des personnes haut placées, je n'ai pas eu à payer ma place, ce qui fait déjà 10€ d'économisés.
Grâce au premier groupe dont le nom m'est resté inconnu et à Only Talent Prod qui ont foutu la pression à CANISQUARE pour qu'ils se dépêchent d'aller sur scène, mon retard de 15min m'a fait rater quasiment tout le set de ces derniers: je n'ai assisté qu'aux deux derniers morceaux de ce jeune quatuor fraichement mélodique dont les précédentes dates ne m'ont pas déçue, surtout en ce qui concerne l'évolution de leur genre (musical).
(là vous devez dire "Omagad, ce concert a commencé à l'heure!")
Bref, je ne vais pas m'étaler sur une prestation dont je n'ai vu que la fin, mais même à partir de là je peux deviner que le groupe avait tout de même une bonne pêche, une fois de plus. Par contre le temps des deux morceaux l'ingé lumière a réussi à me rendre aveugle... et pas que moi d'ailleurs.
Le groupe d'après s'appelait PUNK ISN'T IT. Le nom m'intriguait, puis j'ai pour habitude d'assister aux prestations de tous les groupes lors d'un concert. Je ne sais pas trop comment le dire, je n'ai pas envie d'être méchante, puis je respecte quand même le travail d'un groupe et l'amour des mecs pour ce qu'ils font... bon, disons qu'en écrivant ce qui suit, je n'expose pas (forcément) mon avis mais essaie de retranscrire l'impression générale du public, de faire un compte rendu des échos que j'ai eus... je serai méchante le long d'un paragraphe et au nom du peuple. Punk Isn't It donc. Je crois que là on a tous envie de répondre: "no, it isn't." Punk Isn't It: un groupe de mecs qui n'ont pas l'air d'avoir dépassé la période de post adolescents, avec des coupes de cheveux dignes d'un groupe de black métal norvégien et des t-shirts de groupes (Guns'N'Roses, n'est-ce pas) taille XXL. Je sais, on s'en fout de l'apparence, mais c'est juste un avant-goût de l'activité musicale du groupe. Ces mecs auraient peut-être pu nous faire du bon punk rock comme on l'aime, mais ils ne se sont pas donnés la peine de le faire. Des compos pas extraordinaires, un son très métal, un ensemble très peu carré, et, cerise sur le gâteau: reprise totalement impersonnelle et mauvais goût de Tryo, "L'hymne de nos campagnes", pour nous faire rappeler ce petit message écolo qu'on a un peu trop tendance à oublier. Merci. Mais on n'est pas tous des fans de Tryo, donc la reprise a fait un gros flop, et à part quatre ou cinq personnes hésitantes, personne n'a chanté le refrain, malgré les encouragements désespérés du groupe. Je crois, et ce fait est très triste si on y pense, que la fin de leur set a été un grand soulagement pour nous tous. Et comme un certain batteur d'un certain groupe a très bien résumé les impressions générales, je vais le citer: "Plus jamais!"
C'est au tour des MARXMALLOWS de passer sur scène. Leur pop punk péchu aux mélodies entrainantes que j'aime beaucoup a ranimé la salle, bien que celle-ci ait été un peu vidée. Comme je connais bien leurs morceaux, vous aurez droit à une ébauche de la setlist. On commence donc par l'inévitable "Cheeta Is A Punk Rocker", suivi du très country "Nothing At All", ainsi que de l'exotique "Hawaiian Girl", "Don't Track Me Down", "Everyone Hates" et d'autres titres sucrés principalement issus du dernier album, "Who Cares?". On a droit au classique "Fun, Sun, Booze & Boobs" pendant lequel Lwi, Adi et Matthieu Crepaux miment le surf. Très réussi. Le monsieur chronomètre se hâte de faire comprendre au groupe que le temps presse, et à peine les dernières notes de "Fun, Sun, Booze & Boobs" jouées la lumière et la musique de fond sont de retour. Lwi interpelle quand même le gentil régisseur et lui précise qu'ils 'ont pas encore joué le grand final. La lumière et la musique s'éteignent donc à nouveau, Lwi pose sa guitare, Adi lui passe sa basse et prend le micro, et le public a droit à la traditionnelle reprise de "The Crusher" des sensei des MxM, les RAMONES.
A la fin du set j'aide les Mallows à tenir leur stand et ô, chose émouvante, quelques kids demandent timidement des autographes et l'un d'eux est un garçon d'environ six ans! C'était trop kawaii (désolée pour les termes japonais, je viens de me mater tout Bleach en VOSTF).
Bref, un groupe qui sait nous rappeler qu'on est en juillet par un jour frais et grisâtre comme celui-ci.
On en arrive à la tête d'affiche. Un certain trompettiste d'un certain groupe m'a dit: "Catch22,ou le groupe qui figurait sur la page Wikipedia: "les groupes qui sont le plus partis en couilles, qui étaient bien avant" ". En ce qui me concerne, ma connaissance de ce groupe et de son oeuvre est plus que médiocre, donc je mets cette citation sans quelconque insinuation mais plutôt par nostalgie pour la terminale où je pouvais me faire plaisir avec des citations ludiques dans me copies de philo... bref.
CATCH 22 donc. Je ne connaissais pas donc. J'ai été agréablement surprise. La salle du Batofar s'est remplie jusqu'à ce qu'il y ait du public collé à la scène, mais aussi sur l'escalier du fond, au bar, adossé aux poteaux, le long des murs, sur l'escalier de la scène etc... Les six américains ska punkers ont donc commencé à jouer, ô surprise, du ska punk! Un set de trois quarts d'heure très énergique, avec des compos douces et énervées à la fois, des musiciens à fond et surtout des cuivres!! Les gens dansaient, pogottaient, on apercevait quelques bras/poings brandis en l'air, l'ingé lumière n'a pas été trop méchant, le public très varié (des kids pré adolescents aux t-shirts Quicksilver aux femmes trentenaires en robe d'été) contemplait le spectacle dans une ambiance paisible... c'était bien.
Après le show, quelques paroles agréablement fluides échangées avec les membres des différents groupes (et avec d'autres gens aussi) sont venues clore cette belle soirée fraiche de fin de juillet.
A défaut d'avoir une photo du concert, je vous mets ce petit lecteur exportable avec le dernier album des Marxmallows.

